22.11.2007
L’écrivain Roger Grenier livre ses souvenirs.
Instantanés de Roger Grenier, Gallimard.
(...)
D’autres fois, il joue son rôle de serviteur de la mémoire littéraire contemporaine. Ces Instantanés seront l’aubaine des biographes futurs de Ionesco (qui déployait des trésors d’ingéniosité pour échapper à la surveillance de sa femme et de ceux qui lui voulaient du bien pour boire de tout son soûl). De Marc Bernard le prix Goncourt malchanceux, lauréat en 1942, qui ne bénéficia guère du prestige du prix à cause du manque de papier. Ou de J.H. Chase, anglais bon teint, qui n’avait jamais vu un gangster ni un colt de sa vie, et qui expliquait le choix de son pseudonyme par de hautes considérations commerciales : « En librairie, les clients regardent les rayons, passent devant le A, hésitent devant le B et commencent à sortir des livres à C. »
Etienne de Montety (Le Figaro Littéraire, 22 novembre 2007)
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