27.11.2007

Haircut.

Cependant comme vous le savez, dans la plupart des villes importantes ou pas, quand y a un mort qui a besoin qu'on le rase, eh bien, le coifeur qui le rase lui fait cracher cinq dollars pour le travail. Enfin, c'est pas le mort lui-même qui crache, mais la personne qui a demandé qu'on fasse le travail. Moi, je demande trois dollars parce que, personnellement, ça me gêne pas de raser un mort. En tant que client, les morts se tiennent beaucoup plus tranquilles que les vivants. Y a quand même un ennui : on a pas envie de leur faire la conversation, et du coup, on se sent un peu seul.

Ring Lardner, Coupe de cheveux in Y en a qui les aiment froides (trad : J. Guicharnaud, A. Neuhoff), B. Pascuito éditeur.

Les commentaires sont fermés.