20.03.2008
Féminité.
Debray donne le meilleur de lui-même quand il montre les mouvements intimes que des lieux, et surtout les plus sacrés, déclenchent en nous. Ainsi, énumérant ses raisons d’aimer Israël, il termine par la joie de découvrir, arrivant par la frontière jordanienne, «des filles en battle-dress, douanières, policières ou soldates assises dans leurs guérites aux vitraux blindés, prothèses électroniques à l’épaule. Certaines jolies, légèrement maquillées et même - ô surprise - souriantes. Fantasmes érotiques possibles, voire conseillés (traquenard, astuce, touristique ?). Soulagement. Enfin chez soi. Dans cette zone du monde, cet espace de sensibilité où l’autre sexe marche à côté ou devant, non derrière, et à visage découvert. Occident, merci d’exister.»
Libération (20/03/2008) - A propos de Un candide en Terre sainte de Régis Debray
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