« 2008-02 | Page d'accueil | 2008-04 »

20.03.2008

Féminité.

Debray donne le meilleur de lui-même quand il montre les mouvements intimes que des lieux, et surtout les plus sacrés, déclenchent en nous. Ainsi, énumérant ses raisons d’aimer Israël, il termine par la joie de découvrir, arrivant par la frontière jordanienne, «des filles en battle-dress, douanières, policières ou soldates assises dans leurs guérites aux vitraux blindés, prothèses électroniques à l’épaule. Certaines jolies, légèrement maquillées et même - ô surprise - souriantes. Fantasmes érotiques possibles, voire conseillés (traquenard, astuce, touristique ?). Soulagement. Enfin chez soi. Dans cette zone du monde, cet espace de sensibilité où l’autre sexe marche à côté ou devant, non derrière, et à visage découvert. Occident, merci d’exister.»

Libération (20/03/2008) - A propos de Un candide en Terre sainte de Régis Debray

01.03.2008

Plasticiens ?

Sur l’estrade, les orateurs dressent un état des lieux des différents secteurs. Arts contemporains, artistes plasticiens («Nous n’avons pas droit à l’assurance-chômage»), arts numériques... Chaque porte-parole conte les malheurs de son milieu, y va de ses doléances à l’Etat. Brefs applaudissements à chaque fin de prise de parole.

Libération 01 03 2008 

Cédric Kanté

Vous ne pourrez jamais empêcher certains supporteurs de se servir du foot pour se faire voir. Mais c’est marginal. Attendez: pour un Black ou un Arabe, le foot est autrement réglo que pas mal de secteurs. Essayez-voir de trouver un logement ou un boulot d’employé avec un nom connoté, et dites-moi si c’est plus facile que dans le foot. Il faut quand même remettre les choses à leur place. On se retrouve à parler de racisme dans le foot alors qu’il s’agit précisément du domaine où il y en a le moins.

Cédric Kanté, joueur malien de l’OGC Nice - Libération 01 03 2008

Toutes les notes