23.05.2008
Contre la suppression des n° de département sur les plaques d'immatriculation !
Martine Ventura est une des premières a avoir réagi. Un matin à Genève, elle roulait avec un compagnon dans une voiture immatriculée 22. «Un type nous a klaxonnés, je pensais qu’on avait fait une bêtise quand j’ai vu que c’était un 35. Un Breton qui saluait un autre Breton, en Suisse. Il nous disait : "On est de là."» Cette retraitée qui vit en Indre-et-Loire parle du département comme d’un «petit sac de culture». Dans ce sac, la rillette et la vigne. Mais Martine a passé sa vie dans l’Oise. «Quand je vois un 60, c’est comme sentir le parfum d’un parent.» Martine demande : «Pourquoi gommer les différences et les particularités ? Laissez-nous ça.» Monique vend des vignettes sur son site «Touche pas à mon département». Elle est en rupture de stock.
Quand un 62 rencontre un autre 62 dans un camping, ils prennent l’apéritif ensemble.
Extrait du journal Libération du 23 mai 2008.
Ps : «C’est la pulsion identitaire réduite à son essence», dit joliment un journaliste (on a le droit de remplacer joliment par connement).
20:54 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



Ecrire un commentaire